A propos de la musique et du numérique
Par Greg Teppic le lundi 19 janvier 2009, 23:34 - Numérique et société - Lien permanent
On l'entend partout, l'industrie du disque va mal. "Le marché hexagonal de la musique a perdu 696 millions depuis 2002" selon le Syndicat national de l'édition phonographique (Snep) cité par Zdnet. Alors qu'un diagramme du figaro.fr montre une baisse de 702 millions sur la même période. La hausse du chiffre d'affaire de la musique numérique qui atteindrait 76 millions d'euros est donc loin de compenser cette chute faramineuse.
Ceux qui me connaissent se doutent que je ne vais pas ici pleurer sur les pauvres majors. Il faudrait tout de même revenir sur le cas des petits labels, mais je ne suis pas spécialiste du sujet. Enfin, eux aussi peuvent prendre le virage du numérique...
Je voudrais également ajouter en préambule que si les ventes de disques ont baissées, les français -aux dernières nouvelles- dépensaient toujours plus pour leurs loisirs. La question de "où est parti l'argent ?" reste posée et à répondre. Sonneries de portables, équipement informatique, abonnement internet, ipods et autres baladeurs...
Mais les questions que je me pose dans ce billet ne se concentrent pas sur les causes de la "crise", mais sur les réponses qui y sont apportées.
En pleine fin de semestre avec des tas de devoirs à rendre et beaucoup de sommeil à rattraper, je ne vais pas me livrer à l'écriture d'un long billet très documenté sur le sujet comme j'aimerais le faire. Mais j'aimerais tout de même faire part de quelques liens que j'ai collecté ces derniers jours. Mon petit doigt me dit que les choses vont encore beaucoup bouger dans les mois, semaines, jours qui viennent. Les articles et les nouvelles qui tombent sur le sujet abondent. Apple abandonne les DRM. La loi Hadopi... Une nouvelle secrétaire d'état à l'économie numérique. Les sources sus et sous-cités.
En parlant d'Hadopi, je crois que l'état, tout comme les majors du disque, ont du mal à comprendre et à intégrer les changements dus à la dématérialisation de la musique.
Pourtant, malgré ce sombre nuage (Hadopi) on commence à changer d'esprit. Les changements viennent de l'industrie qui a fini par comprendre que ce n'était pas en insultant, en verrouillant et en pourchassant leurs clients qu'ils allaient faire du business. On n'attire pas les mouches avec du vinaigre !
Fait intéressant qui fait réfléchir, l'album qui s'est le mieux vendu sur amazon cette année est un album qui était également disponible gratuitement sous licence Creative Commons. Ghost I-IV de Nine Inch Nails. Je veux bien que ce soit un groupe qui ait une certaine réputation et un certain succès, mais téléchargez l'album et écoutez le (légalement ET gratuitement), ce n'est pas une suite de tubes de l'été et pourtant... En tout cas, eux ils ont pris le virage du numérique (on se rappellera l'initiative semblable de Radiohead avec In Rainbows, leur dernier album).
Quelques sources
- Musique numérique : le marché français pèse 76 millions en 2008
- L'industrie musicale face au pari numérique
En anglais
- L'album mp3 le plus vendu cette année était gratuit
- L'industrie musicale recherche désespérément de l'argent
[MàJ] Quand j'avais dit que les choses allaient bouger. En tout cas, de nouvelles infos ou prospectives tombent : Selon une étude de Forrester Ressearch dont fait part le figaro.fr, la musique numérique dépassera le CD en 2013.