Récemment, je suis tombé sur un article de ZDNet qui m'a apporté un indice qui me semblant intéressant et révélateur. L'article intitulé Les développeurs nords-américains se détachent de Windows, nous apprend que les programmeurs du nouveau continent écrivent de moins en moins de logiciels pour le système d'exploitation dominant.

Cette tendance qui s'observerait depuis deux ans, tendrait de plus à s'accélérer. L'article ajoute que Ce déclin du système d'exploitation le plus répandu coïncide avec la progression des systèmes basés sur Linux. Cette assertion ainsi que le reste de l'article me fait repenser à une étude que j'ai lu récemment sur internet et dont je retrouve la trace via le standblog, bien évidemment.

Cette étude montre que logiquement Windows Vista gagne des parts de marchés sur les autres systèmes d'exploitation (vente liée oblige). Sa progression par contre se fait au détriment des autres systèmes d'exploitation de la marque, (Il vient de devancer Windows 2000 pour devenir le deuxième SE le plus répandu) Linux ne reculant pas et Mac OS gagnant des points.

L'étude ne corrobore donc pas l'article, mais le gain de PDM de Mac OS est plutôt un bon signe puisque cela va dans le sens d'une diversification des SE et donc le besoin de solutions interopérables, sur le modèle de l'internet pour échanger entre eux.

Pour le sujet qui nous intéresse, l'article de ZDNet ajoute que le nombre de développeurs d'application Open Source a progressé de trois points en un an. On savait déjà que le libre progressait, Firefox, OpenOffice.org, gagnent du terrain et sont de plus en plus connus du grand public. Par ailleurs, le fait qu'un grand du monde informatique, suite à une large consultation sur le web, Dell pour ne pas le nommer, décide de vendre certains de ses modèles avec le système d'exploitation Gnu/Linux Ubuntu pré-installé, est un pas en avant significatif contre le problème de la vente liée.

Les ordinateurs des nouveaux députés et de leurs assistants sous le même système d'exploitation est aussi une micro-révolution passée inaperçue auprès du grand public. C'est pourtant quelque chose de primordial qui engage l'indépendance de l'Etat, la pérennité de ses données, des économies de coûts et, à terme, les échanges avec les citoyens. Ces derniers doivent être basés sur des formats ouverts, véhiculés le plus souvent par les solutions libres. Car je ne vois pas pourquoi l'Etat m'imposerait d'acheter tel ou tel logiciel et de passer par un éditeur propriétaire pour échanger avec lui. C'est donc une bonne chose que l'Assemblée nationale montre l'exemple.

Tout ce dont je viens de vous parler -et d'autres choses- semble montrer que les choses bougent. De mon côté, je reste attentif et je compte bien participer à cette évolution.